PARLER ET FAIRE.

Parler, dire des choses, c’est un truc qui n’est pas donné à chacun. Moi, je suis tombé dans la marmite, et je me rends compte que toutes mes paroles, et même mes écrits ne sont que pure vanité. Cela n’a servi qu’à séduire ou convaincre (mais pas toujours). Mais il ne reste rien derrière. Je suppose que c’est le sort de pas mal de profs … Je hais les profs pour ce qu’ils m’ont contraint de vivre et en fin de compte, de devenir : un vieux con. Jamais de démesure, jamais de grande vraie joie sainement paillarde, instinctive, animale : Tout passe par l’intellect, ses modes, ses lois. Pas question d’être naturel. Être prof, c’est « savoir ». Ou faire comme si. Un prof SAIT par définition. Je n’en ai connu que quelques rares qui étaient capables de reconnaître leurs limites. Être prof une idée définitive de tout. La science infuse. Que de conneries ai-je entendues– et dites – dans ce monde hors du monde !

Faire, c’est franchir les limites de l’imaginaire pour entrer dans l’espace du possible. C’est donner vie et réalité à un rêve. C’est aussi mettre ses capacités intellectuelles au service du bassement matériel. C’est répéter des gestes appris, c’est confectionner en appliquant des techniques (notions théoriques) à des matériaux à l’aide d’outils (aïe les doigts !) Faire est méprisé par nombre de profs qui mettent l’intellect au-dessus du matériel. Faire, c’est entrer dans le domaine des basses besognes. Mais si l’on mange par nécessité, on n’en méprise pas moins la souillon qui dirige la cantine. Seuls les grands chefs ont droit aux égards de langage. Et encore, quand on est prof, c’est parce que les moyens manquent pour goûter leur cuisine ; alors on rêve, on lit des journaux de critiques gastronomiques, et on fait de la colle avec les pâtes qu’on a oubliées sur la gazinière pendant qu’on s’élevait l’esprit dans ces saines lectures. Car la vraie culture, celle que j’appelle, moi, la cuculture, ça n’existe que dans les livres. L’expérience est bien trop vulgaire !

Et au bout du compte, on parle pour ne rien dire, et on dit ce qu’il aurait fallu faire … Après-coup. Et on s’étonne qu’il ne se passe pas grand-chose de bon, de beau, dans ce pays de plus en plus maussade.

Qu’est-ce qu’un pays dans lequel les enseignants parlent d’abord de ce qu’ils ignorent le mieux ? Et je vous le répète : je hais « les profs », parce que j’ai essayé de faire ce métier, avec sincérité. Décalé, pas dans ma génération, trop avide de vérité et d’absolu.

Je suis à la retraite maintenant. Pas aigri, ne croyez pas ! Seulement fort déçu d’avoir échoué dans mon projet, de n’avoir pas atteint, ni même approché, les objectifs que me proposaient des Instructions Officielles auxquelles j’ai cru, qui m’étaient apparues comme des projets de société. J’ai cru que mes confrères étaient portés par la même intention de construire une société meilleure. Mais ils se foutaient tellement des textes, que ma promotion, aidée de la précédente et des suivantes, ne laisse derrière elle que violence ou incompétence.

Je suis triste, ce soir.
Heureusement que ce n’est qu’un propos …

Publié dans : pages | le 22 mai, 2006 |Pas de Commentaires »

COMMENT C’ETAIT, AVANT ?

-Comment c’était, avant ? C’est la question par laquelle tout à commencé dans ce que je n’appelle ni un livre, ni un roman, mais une suite de propos, en vrac, dans ma tête, comme ça vient, comme un Grand-Père raconte à ses Petits-Enfants.

Puisque j’ai commencé, il faut bien que je continue, et que j’essaye de raconter.

Alors je me propose un plan, que je suivrai ou non, à ma guise, parce que je fais comme je veux, après tout, puisque c’est moi qui ai le pouvoir de répondre aux questions des jeunes cons qui espèrent, après avoir lu ces pages, l’être un peu moins.

PLAN :

- Histoires (c’est commencé)
- Mes règles de vie en société,
- Collecte de propos divers.

Là, ça te va ?
Alors allons-y, ça va être vite fait !

RÈGLES DE VIE.

1°- Quand tu arrives quelque part,
Quand tu rencontres quelqu’un,
Quand tu entres dans un bistrot,
tu salues. Tu peux le dire de toutes sortes de façons, par exemple :
-Salut !
-Salut tout le monde !
-Bonjour !
-Bonjour Messieurs-Dames ! (mais assures-toi que les deux genres sont représentés)
-Shalom, Salam, Hi (là, tu prononces “aïe” comme si on t’avait marché sur le pied), …
Bref, si tu as un peu rencontré du monde, tu salues en fonction des gens que, forcément, tu vas déranger dans leurs occupations par ton intrusion, et que tu t’efforces de reconnaître à ton arrivée, et tu les salues selon leurs traditions. C’est important pour s’intégrer …

2°- Quand tu t’en vas,
Quand tu quittes quelqu’un,
tu salues :
-Salut !
-Allez, salut !
-Au revoir !
-Allez, bisous à tous !
-Ciao ! (prononcer “tchao”) etc. …

Il y a des convenances dans toutes les sociétés, et il est préférable de les respecter quand on veut rester en bons termes. Mais tu peux faire comme tu veux, après tout, je m’en fous !

3°- Quand tu as envie de quelque chose, par exemple à table, dans un café, à la maison, même avec tes potes ou ta copine,même à n’importe quel(le) inconnu(e) :
A- Tu désignes gentiment la personne, à qui tu t’adresses,
B- Tu dis ce que tu veux, et
C- Tu ajoutes “s’il te plaît” si c’est un familier, “s’il vous plaît” si c’est quelqu’un à qui tu pense qu’il faut lui marquer un peu de respect .
Exemples :
-Bonjour, Madame (si c’est une personne du sexe féminin évident ), je voudrais un paquet de Gauloises Légères, s’il vous plaît.
-Papa, passes-moi le sel, s’il te plaît.

(J’ai mis “Gauloises Légères” parce que c’est ce que je fume alors que je ne devrais pas, quant à “passes-moi le sel”, si c’est à moi que tu t’adresses, je vais te répondre : > car en effet, tu veux que je te donne la salière, évidemment, tu n’as pas envie d’une friction de sel de cuisine !

Publié dans : pages | le 12 mai, 2006 |Pas de Commentaires »

Propos d’un vieux con

Sous ce titre, je vous invite à rencontrer mes réflexions, au fil des jours et des évènements qui me touchent – ou qui m’ont touchés un jour. Je ne me prétends ni écrivain, ni poète, je ne suis qu’un vieil homme qui cherche à transmettre se pensées sans aigreur, et les confronter avec les vôtres. Dans le prochain article, je vous ferai part du prologue et de la dédicace. Il y a longtemps que j’ai commencé à écrire ces « Propos ».
Car après avoir pensé éditer, je trouve que le net est bien plus interactif, et j’espère avoir des réactions.

Publié dans : humour | le 11 mai, 2006 |Pas de Commentaires »
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