Lettre coquine …

Madame et chère amie

Vous me vîtes un jour ( par quelle inspiration ? )
Un penchant égrillard ou quelque peu paillard.
En matière de mes actes, j’ignore si je réponds.
Pour ce qui est des mots, ce n’est pas un hasard,
Car c’est votre pensée et votre odeur de peau
Gardée dans mes moustaches et insoluble à l’eau
Qui m’inspirèrent ce jour une sobre devise
Que je veux vous dédier, à vous, belle Marquise.
Plutôt qu’édulcorée, elle est tombée, gaillarde
Comme pure évidence que chacun regarde
Mais qu’aucun, sauf vous, sans doute jamais ne vit
Car elle est polissonne : “À mon amour mon vit”.
Voyez-vous mon amie, j’ai l’esprit carabin
Et sais tourner un mot tout fait pour la tendresse
À la dérision ou à la paire de fesses
Comme d’autres le font d’une peau de lapin.
Faut-il par là penser que je n’ai que le cul
En cerveau dérisoire à l’unique pensée ?
Vous m’y poussâtes, amie, sans circonvolution
En exprimant l’idée de partager un lit.
Et cette grande idée très fort m’enorgueillit
Bien que ce ne soit pas, en soi, révolution !
Pourtant, pour la pudeur, je vous prie, permettez
Que je jette une couette, un peu, par là-dessus …

Publié dans : ||le 3 juin, 2006 |1 Commentaire »

1 Commentaire Commenter.

  1. le 13 juillet, 2006 à 18:05 chantal écrit:

    C’est parfaitement écrit, c’est petite mamma qui vous le dit.
    Vous ètes un vrai poète.

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