Archive pour la catégorie 'pages'

Grand nettoyage

Grand nettoyage Vieilleries Nippes usées
Éliminées Objets d’une période passée
et douloureuse
Repas forcés solitaire Manger seul
est corvée
Déprime et sommeil Violence latente
Qui en fera les frais et pourquoi Par quelle injustice
Et pourtant

A quand les mains savantes apaisantes
douces et fortes à ma peau
Le regard ironique amusé tendre
le regard qui pardonne et s’amuse
Le corps accueillant La voix qui ronronne
Et les fleurs au jardin Le chien
qui caresse Le feu qui vacille à cœur de cheminée
Et l’ombre Et la lumière
En attendant l’esprit divague et le corps se
dilue
Le ciel se couvre et la radio succède à la radio
Peu d’intérêt à la chose

Mais il faut bien
que le temps passe
“Il faut laisser du temps au temps.”
Éliminer les souvenirs les regrets les remords

Et faire de la place à l’espoir.

Publié dans:pages |on 2 juillet, 2006 |4 Commentaires »

LA CHASSE, LES ECOLOS, LES CHEMINS ET MOI.

J’aime bien les écolos : depuis leur bitume, leur béton, leurs rues impraticables et leurs bagnoles en ville, ils cherchent à trouver un espace de vie dans la campagne. Et comme ils la trouvent aussi dégueulasse que leurs villes, ils se mêlent de donner des leçons à tout ce qui y vit. Âmes sensibles, ils sont contre la chasse qu’ils appellent « tuerie gratuite ». De même, ils réussissent à faire interdire les sentiers à tout ce qui avance avec un moteur.

Bon. Ils n’ont pas tous les torts. Il faut bien reconnaître que, dans certaines régions, il y a des viandards. Mais ils ne sont pas majoritaires. La chasse est dangereuse. C’est vrai : on peut tuer avec un fusil. C’est une condition suffisante, que d’avoir un fusil, pour avoir le pouvoir de tuer. Mais elle n’est pas nécessaire : n’importe qui possède un permis de tuer dès l’instant qu’il n’est pas bien dans sa tête. Par exemple au guidon d’un cyclomoteur, ou au volant d’une auto … Ainsi, il y a par an huit morts, en France, à la suite d’accidents de chasse, et trente-huit blessés. Combien y en a-t-il sur les routes ? Bon. T’as compris la relativité de la dangerosité …

OK, on croise des motards pétaradants sur les chemins. Mais on en voit moins que dans les cités : pourtant, ils y font plus de bruit, et souvent, en plus, ils sentent mauvais. Dis que je suis de mauvaise foi, et je t’emmène constater. Tu n’as pas de temps à perdre ? OK : Ne Viens pas me faire chier dans mes ballades. Mes jambes ne me portent plus comme autrefois : est-ce une raison pour m’enfermer ? C’est pas toi qui me feras rester chez moi, et encore moins fermer ma gueule. Souviens-toi bien de ceci : quand je serai mort, d’autres vieux cons prendront ma suite. Ils sont en fin de formation. OK ?
Mais je fréquente quand même des adhérents de la société de chasse de mon bled. D’abord, il nous arrive de boire un canon ensemble. J’ai appris comme ça, sans faire part de mes préjugés, qu’ils géraient leur domaine : quotas de prélèvements (moins que d’introduction), dénombrement des nichées, protection contre les prédateurs, encore que si le renard ou le blaireau prélève aussi, ça ne les gêne pas. Toute l’année, au fil des rencontres on se tient au courant . Je trouve ça bien, puisque je connais ainsi les bons postes où placer mon appareil photo. Et mes chasseurs savent bien que si je ne chasse pas moi-même avec un fusil, j’aime les mêmes choses qu’eux … Et j’ai le droit de proférer l’insulte ultime de « viandards » réservée aux voisins, qui ne se font pas faute, à l’occasion, de déborder leurs limites. Et pour cause, ils n’ont plus que du gibier d’élevage. Et je ne vous dis pas la fierté de mes potes, quand ils peuvent me montrer la différence entre un faisan d’élevage et un « natif ».

C’est aussi ça, la chasse. Pas seulement une affaire de connards …

Je te concède que c’est quand même plus chouette de vivre dans une campagne propre et odorante. Mais c’est encore mieux QUAND TU N’Y LAISSES PAS TA POUBELLE, et connard ! Quant aux moteurs polluants, excuses-moi du peu, mais comment es-tu venu de ta ville ? À pied ? Et ce chemin bordé de violettes : chouette et rechouette. Mais si pendant que tu es au chaud dans ton bureau climatisé il n’y avait pas un bouseux de chasseur (jeudi et dimanche) pour y passer par exemple le mardi et débroussailler avec son putain de tracteur, Diesel de surcroît, tu ne pourrais pas passer : t’as même pas l’idée de prendre une machette ou même un bon couteau pour faire ton passage. L’entretien du sentier, allez, c’est bien bon pour ceux que tu considères comme tes domestiques, au cul des vaches et qui ne savent même pas lire (que tu crois, parce que ça t’arrange). Mais dis-toi bien que le bouseux t’emmerde, eh, collo de mes deux !

Voilà bien une bien belle invective. Mais tu es peut-être aussi con que moi, alors tu te marres parce que tu es aussi con que moi. Et ça n’est pas peu dire. Je ne vois pas pourquoi je serais modeste dans ma façon d’être un Vieux Con. Avec des majuscules par-dessus le marché !

Allez : bonne bourre. Et ne jettes pas ton pétard n’importe où : ça fait désordre et ce n’est pas biodégradable. Toi non plus d’ailleurs mais tu t’en fous : t’as raison. Pousse-toi que j’ouvre le passage que tu n’as pas vu. Et oui, sous ces ronces il y a un sentier que seuls les chevreuils connaissent encore. C’est beau, un chevreuil. Ne touche pas à son petit, car sa mère le laissera crever de faim s’il sent l’homme (ou la femme :c’est pire …).
Prends garde quand même : les sangliers font les voies des chevreuils. Souvent ils ont un caractère de … cochon. Allez : marche … à l’ombre.

Publié dans:pages |on 15 juin, 2006 |5 Commentaires »

ENCRIER D’AVENTURE.

Encrier d’aventure
Plume sauvage
Pour un poème obsessionnel
Papier domestique
En pile de haute fûtaie
Ma table est ivre
Et somnambule
Près du divan
Pensée sans destinataire
Le timbre est inutile
Comme une voix
Derrière des murailles.

Publié dans:pages |on 15 juin, 2006 |Pas de commentaires »

J’AI DE LA CHANCE

Finalement, j’ai de la chance : par deux fois mes couples avec enfant(s) ont explosé. Je devrais peut-être me remettre en question sur ce sujet, mais j’estime qu’à mon âge, mon rôle se situe davantage à conforter ce qui existe aujourd’hui qu’à tenter de recommencer l’expérience d’une famille une nouvelle fois.

Donc, j’ai eu trois enfants de mon premier mariage, deux garçons et une fille, puis, beaucoup plus tard, une deuxième fille issue de mon dernier concubinage. Mon second mariage, entre temps, n’a pas porté de fruits. Mais c’est le seul dans lequel je reste en relations amicales avec mon ancienne compagne. Les autres relations ont été conflictuelles, donc douloureuses, ou brèves. Mais là n’est pas le problème, c’est du passé : cela ne se refait pas, il faut seulement vivre avec. Les psychiatres m’y ont aidé, ça va bien, merci !

Je disais que j’ai de la chance, car je suis fier de mes quatre loupiots. Chacun à sa manière a réalisé l’un de mes rêves d’adolescent.

Pourtant, j’ai dû quitter le foyer quand l’aîné avait à peine dix ans, et sa petite sœur, trois. Ma petite dernière avait sept ans quand j’ai dû partir. Autant dire que, si j’ai côtoyé une multitude d’adolescents tout au long de ma carrière d’enseignant, je n’ai assisté à l’adolescence de mes propres enfants que de loin. Mais si je fais le bilan de ce jour, j’ai eu le temps de semer des graines qui n’étaient pas de l’ivraie !

A dix-sept ans, je rêvais d’être architecte. A cette époque, les études se faisaient aux Beaux-Arts, elles étaient longues, coûteuses, et aux yeux de mon Père, les mœurs y étaient dissolues. C’est mon fils aîné qui a pris le flambeau. Au jour où j’écris, il n’a pas encore quarante ans, mais il a sa propre agence et est en train d’atteindre un monde qui me dépasse tout-à-fait : Gros chantiers de grandes villes, aussi à l’étranger … Publications de projets, présence sur les sites Internet … Et en plus, bien que ce soit mon fils, je trouve ses idées belles et bonnes, nouvelles et imprégnées de cette utopie humaniste qui guide ma propre pensée.

Il m’a fait Grand-Père de deux petites-filles jolies et rigolotes, et d’un petit-fils qui promet … Tout ça, il ne l’a pas fait tout seul : il fallait qu’il ait rencontré une compagne sur mesure pour encaisser le rythme effréné d’une famille et de ses absences répétées : Les femmes sont souvent la clef de la réussite de leur bonhomme …

J’ai toujours aimé le Cirque, les clowns, les numéros équestres, voir les paillettes et trembler à la vue des équilibristes. Mon second fils, son Baccalauréat en poche, a fait partie de la première promotion de l’Ecole des Arts du Cirque à Châlons-sur-Marne (on dit : “en Champagne” maintenant). Il en est sorti voltigeur équestre, et depuis, bien qu’intermittent du spectacle, il n’a pas changé d’employeur depuis quatorze, quinze ans ? Je ne vous dis pas l’angoisse que j’ai vécue, après l’avoir vu en spectacle. Il s’est cassé de partout ou presque, je ne l’ai pas toujours su, mais ce que je sais, c’est qu’il a une solide réputation, car, d’après les gens du Cirque, il connaît son métier.
Il est marié (c’est le seul !) et son fils débute au Cinéma à neuf ans. Au fait, c’est aujourd’hui que sort son premier film en salle : il va falloir que j’aille en ville ! Mais l’école, pour lui, c’est bien aussi. Sa fille n’est pas émue de ces remue-ménages, tournées à l’étranger, périodes de répétitions de son Père, elle ne manque pas d’humour non plus. Quant à ma Belle-Fille, il semble qu’elle gère avec fermeté, amour et compétence, les destinés de ses artistes. Je la connais peu, puisqu’ils sont toujours loin, mais j’admire là aussi sa présence dans sa famille. Hommage lui soit rendu à elle aussi !

Je dessinais beaucoup, pendant les années “lycée”. J’ai peint, et j’ai essayé de faire carrière dans l’enseignement des Arts Plastiques. De plus, au cours d’un contact avec des apprentis typographes, j’ai pris goût à la valeur que donnait une typographie choisie en fonction du texte qu’elle supporte. Ma fille aînée a fait des études de Publicité et Communication. Elle vit de toutes sortes de boulots alimentaires, et peut se dire aujourd’hui écrivain(e?). L’humour, la dérision, le jeu avec les mots … Une relative errance dans la vie, avec les pieds sur terre et une sensibilité à fleur de peau.

Il y a des larmes et des rires dans son écriture qui me touchent d’autant plus qu’il ressort de ses textes des événements qui nous sont communs, mais quelle pudeur dans l’expression de ses relations passées avec moi ! Elle a porté longtemps beaucoup de griefs contre moi, et elle a eu le courage de m’affronter pour mettre tout ça à plat : Maintenant, je peux la rendre heureuse en lui disant que je l’aime.
D’une première relation elle a eu une fille, belle, grave, dont les réflexions dénotent beaucoup de maturité, presque trop pour son âge, mais par bonheur, elle sait rester une petite fille avec des jeux et des activités qui ne donnent pas lieu de s’inquiéter. Ouf ! Précoce, mais raisonnablement. Maintenant, ma grande fille partage sa vie avec un jeune violoniste aussi talentueux que le reste de la famille, et ils ont un petit garçon beau comme le sont (presque) tous les bébés. J’aime beaucoup son compagnon de violoniste, et je sais que, comme les autres femmes de cette bande, elle soutient sa carrière, au moins de son admiration sans réserve. Ils ont édité un recueil de poèmes accompagné d’un CD : elle dit ses textes, et lui les joue en musique.

Enfant, je ne manquais pas un défilé dominical de la fanfare. J’aimais (et j’aime toujours) les cuivres. Mais je n’ai jamais pu apprendre, jusqu’au congé de longue durée qui m’a conduit à la retraite. Là, j’ai commencé avec un cornet à piston. Mais mes lèvres n’avaient plus de chance de retrouver la souplesse nécessaire, alors j’ai fini par le trombone à coulisse. J’avais à cette époque constitué un ménage dont est issue ma dernière fille. Je m’occupais du destin administratif de l’école de musique où j’étudiais, et lors d’une exposition d’instrument, la fillette (trois ans !) a flashé sur une mini trompette, et elle s’y est mise, sans connaissance du solfège, avec un professeur qui avait compris qu’on n’étudie la grammaire que lorsqu’on sait parler.
Quand nous avons déménagé, il y a eu changement d’école de musique, donc de prof. Catastrophe. Alors elle a choisi la clarinette. Et alors, c’est parti. En vacances en Bretagne, elle est tombée amoureuse de la vielle à roue, qui s’est ajoutée à son patrimoine personnel, et maintenant qu’elle vit en Bretagne, c’est Cercle de Danse, Bagad, Concours, cours de clarinette et de vielle … Rien à dire, puisqu’elle reste brillante au Collège.

Je vous l’avais dit : j’ai de la chance. Beaucoup de chance avec mes enfants et les Sept Nains, comme j’appelle mes petits-enfants, en me posant la question, quand-même : Mais où est donc Blanche-Neige ?

Maintenant, je rêve encore. Je voudrais réunir tout ce petit monde de temps en temps. Faire une grande fête, dans laquelle ma dernière fille est à peine plus âgée que ses nièces et neveux, avec les Mères et Grands-Mères de tous …
Mais je me dis que s’il y a trop d’obstacle pour que cela se réalise, en tous cas dans l’immédiat. C’est qu’ils sont heureux sans ça, car ils se voient, entre eux.
Bref, ma Tribu est une horde de Furieux que j’adore. Parole de Papa !

Vous voyez : c’est de moi, le velléitaire, l’ecclectique, le fainéant qui n’entreprend que ce dans quoi il est sûr de réussir sans effort inutile, qu’est issu cette descendance.

Mais je dois reconnaître que je ne les ai pas faits tout seul. Je peux affirmer sans courir le risque d’être contredit par les Mamans, qu’ils ont tous été conçus dans l’Amour. Même si pour les deux garçons nous n’avions pas tellement choisi : ce n’était pas possible du fait qu’on ne parlait encore que sous le manteau de la pilule, et qu’on n’osait à peine en parler au médecin. Les temps ont changé. C’est comme ça. Je ne sais pas si c’est mieux ou plus mal : j’ai du mal à trancher, et de toutes façons, cela n’aurait aucune incidence sur l’avis de mes contemporains, usagers ou non de contraception.

Une chose reste vraie : j’ai aimé les Mères de mes enfants, et je crois que je les aime encore. Même si à un moment l’une et l’autre n’ont plus voulu continuer dans l’esprit de fidélité conjugale que j’aurais voulu imposer, et que je pratiquais pour mon compte, sans en souffrir. Le mal est venu du sentiment d’abandon. Mais je ne renie pas mes opinions. Je n’ai pour ma part fait qu’un accroc dans le contrat, et encore, comme nous avions compris que nous nous séparions, ce n’était pas un secret, et c’était dans mon union restée stérile. Qu’un intermède, qui m’était pardonné d’avance. Il y a des femmes qui méritent un grand respect. D’autres qui sont des salopes, mais elles le savent, même si elles refusent que cela soit dit.

J’aime les femmes. Je déteste les attitudes “macho”, même si ce que je viens de dire peut le paraître. Je respecte en toute Femme ma Mère, ma Sœur aussi bien que ma Fille. Et ma vie a montré que c’est en faisant dans la maison tout ce qui est réputé “féminin” (les couches, la vaisselle, les lessives, les biberons,etc. …) et aussi de la maçonnerie, de la menuiserie, (ce qui est soi-disant “masculin”), que je n’ai pas été privé d’un poil de virilité, ni d’énergie dans mes modes d’expression.

Je dis parfois que j’ai vécu des fidélités successives. Il n’y a jamais eu de “superpositions”, même si, je l’avoue, j’ai quelquefois été tenté. Mais je ne suis pas passé à l’acte. J’étais peut-être insupportable, excessif, jaloux. D’accord. Quelqu’un s’est-il posé la question de savoir si j’avais des raisons d’être ainsi ? En tous cas, pour ce qui était de la jalousie, mes intuitions, mon senti des choses qui flottent dans l’air m’ont rarement trompé, et je ne parlerai pas des circonstances qui ont fait que l’histoire m’a donné, hélas, raison.

Ce qui compte, ce n’est pas la solitude que je vis, finalement assez bien. Ce ne sont pas les abandons, car tout compte fait, ce ne furent pas des trahisons. Juste un besoin de voir comment c’était “dehors”, hors de ce qui ressemblait peut-être à leurs yeux à une prison, mais qui n’était que le résultat d’une éducation trop puritaine que j’avais cru avoir reçue. Ma seule excuse, c’est d’avoir cru à la force de l’Amour et des serments, civils ou religieux que j’ai faits, et auxquels je continue de croire, envers et contre tous.
Car l’élargissement de la morale, la tolérance des mœurs produite depuis mai 1968 n’apporte pas plus de bonheur à ceux qui le vivent aujourd’hui : la solitude des jeunes set devenue un fléau social. Il n’est pour s’en convaincre que de visiter les sites Internet de rencontre qui foisonnent. La relation est virtuelle, comme sur un jeu électronique. Cela a l’avantage de ne pas s’impliquer, de se fabriquer une personnalité elle-même virtuelle.

Non. Ce qui compte pour moi, c’est de savoir que mes enfants vivent dans la vraie réalité, qu’ils savent lutter pour leur descendance, qu’ils sont de bons parents, puisque leurs propres enfants sont heureux, et qu’eux font ce qu’ils aiment, dans la droiture, et avec un sens de l’honneur dont je suis fier aujourd’hui.

Qu’ils ont le respect des personnes que sont ces petits, qu’ils les aident à grandir selon leurs talents propres, ce que je ne savais pas quand j’exerçais à plein temps mon métier de Papa. Car j’ai connu le désir de choisir pour eux, comme il est arrivé que je sois conduit à faire des choix qui n’étaient pas ceux de me personnalité. Je n’accuse personne, puisque j’ai eu la lâcheté de croire qu’en faisant à ma tête, on m’aimerait moins.

Je n’ai pas envie de m’approfondir sur mon propre passé, les chagrins, les regrets ou les remords. Je veux rester sur ce que je garde de positif et le donner à mes enfants.

Publié dans:pages |on 13 juin, 2006 |Pas de commentaires »

DE LA JALOUSIE

Vieux con d’un antique tsunami,
Je prétends m’y connaître
En ultime connerie.
Et la dernière averse,
Celle d’aujourd’hui,
M’a comblé de bonheur,
Tant elle était extrême !

Normal d’être jaloux,
Si seulement on aime.
Pathologique et fou,
Lorsque l’on se déguise,
Ni faire ni laisser faire,
Devise de l’abruti au front bas
Et sournois…

Je l’aime bien, ce très tendre connard
Qui vient me menacer dans ma douce retraite
Des pires turpitudes, lui qui ne sait quoi faire,
Le soir à la chandelle,
Chaussé de charentaises à crampons
Grâce auxquelles il se croit foutreballeur …
Quant à foutre il n’y songe.

Publié dans:pages |on 11 juin, 2006 |1 Commentaire »

philosophie du maquillage.

Les projets et les rêves sont des masques

Le vrai visage
C’est l’importance qu’on a
Dans le regard de l’autre

Le vrai visage
C’est l’importance de l’autre
En son propre regard

Le vrai regard
C’est la tendresse
En retour réciproque.

Publié dans:archives, pages |on 2 juin, 2006 |Pas de commentaires »

DU SENS DE LA VIE

Il faut avoir écouté Félix Leclerc…
D’accord aujourd’hui ce nom paraît ringard. Il est pourtant resté des textes de lui qui ne se sont pas démodés.
Sur des thèmes communs, comme l’abandon ( Le P’tit Bonheur ), le suicide ( Petit Pierre ), la solitude ( Bozo ), la pauvreté ( Francis ), la séparation de la famille ( Lettre de mon frère ), etc … Le meilleur ( on dit aujourd’hui best-off … ) est sur un CD “PHILIPS”, 838 072-2 PG 899 ( tu vois, je ne te cache rien … ). Il y a là-dedans des idées à méditer, à propos de certaines formes de “violence”.

J’en extrais deux phrases de la chanson “La danse la moins jolie” :

“Quand même tu es mon ami /
En pleurant je t’ôte la vie /
Bien sûr que j’en suis meurtri /
Mais c’est ainsi … “
Ce qui devrait faire réfléchir cette part de chasseurs “viandards” !
et :
“J’y peux rien, /
C’est pas malin /
Mais si tu es sur mon chemin /
D’abord je te donne la main /
Et je finis par le coup d’poing …”

Ce qui en dit long sur nombre de relations que peuvent avoir “les gens” entre eux..

De ces deux strophes d’une chanson, je fais une philosophie beaucoup plus large. Ainsi, il arrive que, pour vivre, on soit amené à assassiner un lapin du clapier ou un poulet du poulailler, ou encore à euthanasier la dernière portée de chats issus d’une chatte prolifique. Mais c’est sans joie, et bien que la tendresse naturelle nous pousse à préserver la vie à tous prix, ce sont des actes nécessaires.

J’admets que c’est dur, “mais c’est ainsi …”

Et combien de fois ai-je tendu la main à des gens qui ont cru pouvoir profiter de ma naïveté, qui ont mordu la main qui les nourrissait, et ont pris une solide raclée de poings, ou de coups de gueule, sans joie, sans plaisir d’avoir la force physique ou la voix, et surtout sans remords de ma part … Au nom du respect qui m’est dû par essence, comme à n’importe quel être vivant. Même si cet être vivant, je dois lui donner la mort … : L’Autre pense de même !

Je mourrai sans doute ainsi, parce que je me serai mis par vanité sur le chemin de plus digne que moi. Ou de plus fort … Mais si par hasard je l’ai reconnu comme tel, il n’aura pas besoin de me détruire : il sera devenu mon ami ! Et il me portera ce respect que je porte à chacun. Et réciproquement.

Je donne ma confiance d’abord. Ensuite, il appartient à mon vis-à-vis de persévérer pour la mériter à chaque rencontre, comme c’est un devoir pour moi de mériter la confiance que l’on peut placer en moi. Et tant pis pour moi si un jour j’ai démérité …

En fait, je ne suis qu’un “allumeur de réfractaires”. Si tu te sens effrayé, bousculé, méprisé, en un mot quelque part révolté, si tu as le sentiment de subir plus que d’agir, tu appartiens encore quelquepart à cette race des hommes libres, des guerriers.

Si tu as ce sentiment qu’il y a quelque part “autre chose”, alors je peux t’ouvrir des portes.

Publié dans:pages |on 31 mai, 2006 |Pas de commentaires »

MELANIE MON DOULEUR

“Mélanie o Mélanie / Dépi toué la kit a moin / Po allé vec un comorien / Toué la fait perd’ a moin / Toute men moyen / Nous té qui y’aime / A nous très bien / Le soir po dormi / Nous té mitoyen / Mélanie mi dia toué revien / Ti ça fil un mauvais destin.

Pourtant mon caz, c’est un p’tit caz / Un p’tit caz recouver bardeau / Po mont’ la haut nana devant / Un grand l’allée coco / Tout’ la semaine, comme un p’tit reine / Un p’tit reine té oua toué partout / Quand moin té rent’ le soir toué / Té vien pandi si mon cou.

Mélanie o Mélanie / Shaq’fois mi a toué passé / Toué la vi pli zolie cafrin’ / Entre nous c’est fini oui c’est bien fini / Mi voudrai bien refé l’amour avectoué / Comm’avant nous té tout lé zour / Mais mi croi qué lé bien fini / Mélanie lé a son merci.

C’est de Narmine Ducap, chanté par René Lacaille, dans CD “ MYCOSE CREOLE “

Publié dans:archives, pages |on 28 mai, 2006 |Pas de commentaires »

T’AS FOUTU LE BORDEL …

T’as foutu le bordel dedans ma solitude
D’un sourire désarmant et de propos sérieux.
T’as foutu le bordel dedans mes hébétudes,
Donnant plus qu’espéré et ne promettant rien.
T’as foutu le bordel dans ma pensée errante.

Belle et ronde, lisse et claire, tu ne dis pas
Les mots que je demande, qui ne sont qu’idées d’actes.
Tu agis simplement, et puis tu interroges.
T’as foutu le bordel dans mes incohérences,
T’as tout foutu en l’air dans ma vie renoncée,
J’ai déjà renoncé à ce renoncement.

T’as foutu le bordel dans mon projet trop vague
En demandant de l’art en plus de mon travail.
Tu me fous le bordel en flattant mes “talents”
Qui ne sont qu’intuitions, liberté de penser.
T’as foutu le bordel en remettant en selle
Un bonhomme fatigué vautré en complaisances.
T’as foutu le bordel dans mes nuits solitaires
Et dormir contre toi, c’est quand même être un homme.

Mais j’aime ce foutoir pour y mettre de l’ordre,
Puisque tu reviendras jusqu’à ce bout du monde,
Et que j’irai vers toi en multiples projets.

Peut-être …

Publié dans:archives, pages |on 28 mai, 2006 |1 Commentaire »

LA MEMOIRE …

La mémoire, c’est comme les pull-overs : ça prend les mites, ça se déforme, ça se détricote et se retricote à volonté, ça déteint et ça se reteint, aux couleurs du temps qui passe …

J’ai connu des gens comme ça, qui ont une imagination redoutable, et qui vous feraient passer allègrement pour fou, au nom de leur mémoire qu’ils s’acharnent à affirmer infaillible. Leur « vérité » les met toujours en valeur, et ils ont toujours raison, avant, pendant et surtout … après !

Ce sont eux qui vous affirment, quand vous vous êtes fourvoyé, « qu’ils vous l’avaient bien dit … », mais qui ne vous avaient rien dit, jamais. Ou encore qui, face à une flagrante négligence, vous annoncent, le verbe haut « qu’ils allaient justement s’en occuper ! ». Comme par hasard, justement comme vous en parlez :
- Oh ! Quelle surprise : j’allais justement t’appeler ! Comme ça me fait plaisir que tu m’appelles … »
Forcément : la communication sera sur votre compte, alors qu’elle attend depuis un mois, et qu’on n’avait pas spécialement envie de vous avoir au téléphone.

C’est la façon de ne pas avoir à rougir d’aucun de ses actes, que d’arranger tout ça de telle manière qu’on ne peut pas avoir eu tort ou avoir à rougir de ses actes passés. Les évènements sont les mêmes, les ingrédients sont tous là, et ce ne sont que de minuscules variantes, « insignifiantes », qui font monter une sauce toute belle, irréprochable, juste épicée au goût du jour.

Ce genre de manière est absolument rédhibitoire désormais à mes yeux. J’en ai été victime, et, pire, cela m’a conduit à perdre le respect que j’éprouvais pour les personnes intéressées. Il n’y a rien de pire que de perdre le respect que l’on avait pour quelqu’un : moi, quand ça m’est arrivé, j’ai eu le sentiment de perdre une perdre une partie de moi-même, de me déjuger.

Tu sais, j’écris les Propos pour mettre ma mémoire en ordre. Je n’ai pas vécu comme un apôtre ou un saint. J’ai fait le mieux que j’ai pu. Je reconnais que je n’ai pas toujours été clair dans mes comportements, et que de grosses colères m’ont aveuglé. Mais j’ai assumé ces colères. Sauf une fois. C’était une belle colère bien légitime, puisqu’un de mes élèves m’avait insulté. Je lui ai mis la tête au milieu du front : un beau coup de boule. J’ai été mis en cause par le père : le gosse avait une rougeur à l’endroit de l’impact. Il était certain que si j’étais convaincu de violence, j’aurais des ennuis. Alors, j’ai menti. J’ai évité le conseil de discipline. Mais je reste seul face à ma conscience, et je ne suis p as fier : j’étais déjà un vieux con, avec quelques principes. Tant pis pour moi. Mais puisses-tu t’éviter des trucs comme ça.

Publié dans:pages |on 26 mai, 2006 |Pas de commentaires »
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