DU SENS DE LA VIE

Il faut avoir écouté Félix Leclerc…
D’accord aujourd’hui ce nom paraît ringard. Il est pourtant resté des textes de lui qui ne se sont pas démodés.
Sur des thèmes communs, comme l’abandon ( Le P’tit Bonheur ), le suicide ( Petit Pierre ), la solitude ( Bozo ), la pauvreté ( Francis ), la séparation de la famille ( Lettre de mon frère ), etc … Le meilleur ( on dit aujourd’hui best-off … ) est sur un CD “PHILIPS”, 838 072-2 PG 899 ( tu vois, je ne te cache rien … ). Il y a là-dedans des idées à méditer, à propos de certaines formes de “violence”.

J’en extrais deux phrases de la chanson “La danse la moins jolie” :

“Quand même tu es mon ami /
En pleurant je t’ôte la vie /
Bien sûr que j’en suis meurtri /
Mais c’est ainsi … “
Ce qui devrait faire réfléchir cette part de chasseurs “viandards” !
et :
“J’y peux rien, /
C’est pas malin /
Mais si tu es sur mon chemin /
D’abord je te donne la main /
Et je finis par le coup d’poing …”

Ce qui en dit long sur nombre de relations que peuvent avoir “les gens” entre eux..

De ces deux strophes d’une chanson, je fais une philosophie beaucoup plus large. Ainsi, il arrive que, pour vivre, on soit amené à assassiner un lapin du clapier ou un poulet du poulailler, ou encore à euthanasier la dernière portée de chats issus d’une chatte prolifique. Mais c’est sans joie, et bien que la tendresse naturelle nous pousse à préserver la vie à tous prix, ce sont des actes nécessaires.

J’admets que c’est dur, “mais c’est ainsi …”

Et combien de fois ai-je tendu la main à des gens qui ont cru pouvoir profiter de ma naïveté, qui ont mordu la main qui les nourrissait, et ont pris une solide raclée de poings, ou de coups de gueule, sans joie, sans plaisir d’avoir la force physique ou la voix, et surtout sans remords de ma part … Au nom du respect qui m’est dû par essence, comme à n’importe quel être vivant. Même si cet être vivant, je dois lui donner la mort … : L’Autre pense de même !

Je mourrai sans doute ainsi, parce que je me serai mis par vanité sur le chemin de plus digne que moi. Ou de plus fort … Mais si par hasard je l’ai reconnu comme tel, il n’aura pas besoin de me détruire : il sera devenu mon ami ! Et il me portera ce respect que je porte à chacun. Et réciproquement.

Je donne ma confiance d’abord. Ensuite, il appartient à mon vis-à-vis de persévérer pour la mériter à chaque rencontre, comme c’est un devoir pour moi de mériter la confiance que l’on peut placer en moi. Et tant pis pour moi si un jour j’ai démérité …

En fait, je ne suis qu’un “allumeur de réfractaires”. Si tu te sens effrayé, bousculé, méprisé, en un mot quelque part révolté, si tu as le sentiment de subir plus que d’agir, tu appartiens encore quelquepart à cette race des hommes libres, des guerriers.

Si tu as ce sentiment qu’il y a quelque part “autre chose”, alors je peux t’ouvrir des portes.

Publié dans : pages |le 31 mai, 2006 |Pas de Commentaires »

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