Archive pour mai, 2006

DU SENS DE LA VIE

Il faut avoir écouté Félix Leclerc…
D’accord aujourd’hui ce nom paraît ringard. Il est pourtant resté des textes de lui qui ne se sont pas démodés.
Sur des thèmes communs, comme l’abandon ( Le P’tit Bonheur ), le suicide ( Petit Pierre ), la solitude ( Bozo ), la pauvreté ( Francis ), la séparation de la famille ( Lettre de mon frère ), etc … Le meilleur ( on dit aujourd’hui best-off … ) est sur un CD “PHILIPS”, 838 072-2 PG 899 ( tu vois, je ne te cache rien … ). Il y a là-dedans des idées à méditer, à propos de certaines formes de “violence”.

J’en extrais deux phrases de la chanson “La danse la moins jolie” :

“Quand même tu es mon ami /
En pleurant je t’ôte la vie /
Bien sûr que j’en suis meurtri /
Mais c’est ainsi … “
Ce qui devrait faire réfléchir cette part de chasseurs “viandards” !
et :
“J’y peux rien, /
C’est pas malin /
Mais si tu es sur mon chemin /
D’abord je te donne la main /
Et je finis par le coup d’poing …”

Ce qui en dit long sur nombre de relations que peuvent avoir “les gens” entre eux..

De ces deux strophes d’une chanson, je fais une philosophie beaucoup plus large. Ainsi, il arrive que, pour vivre, on soit amené à assassiner un lapin du clapier ou un poulet du poulailler, ou encore à euthanasier la dernière portée de chats issus d’une chatte prolifique. Mais c’est sans joie, et bien que la tendresse naturelle nous pousse à préserver la vie à tous prix, ce sont des actes nécessaires.

J’admets que c’est dur, “mais c’est ainsi …”

Et combien de fois ai-je tendu la main à des gens qui ont cru pouvoir profiter de ma naïveté, qui ont mordu la main qui les nourrissait, et ont pris une solide raclée de poings, ou de coups de gueule, sans joie, sans plaisir d’avoir la force physique ou la voix, et surtout sans remords de ma part … Au nom du respect qui m’est dû par essence, comme à n’importe quel être vivant. Même si cet être vivant, je dois lui donner la mort … : L’Autre pense de même !

Je mourrai sans doute ainsi, parce que je me serai mis par vanité sur le chemin de plus digne que moi. Ou de plus fort … Mais si par hasard je l’ai reconnu comme tel, il n’aura pas besoin de me détruire : il sera devenu mon ami ! Et il me portera ce respect que je porte à chacun. Et réciproquement.

Je donne ma confiance d’abord. Ensuite, il appartient à mon vis-à-vis de persévérer pour la mériter à chaque rencontre, comme c’est un devoir pour moi de mériter la confiance que l’on peut placer en moi. Et tant pis pour moi si un jour j’ai démérité …

En fait, je ne suis qu’un “allumeur de réfractaires”. Si tu te sens effrayé, bousculé, méprisé, en un mot quelque part révolté, si tu as le sentiment de subir plus que d’agir, tu appartiens encore quelquepart à cette race des hommes libres, des guerriers.

Si tu as ce sentiment qu’il y a quelque part “autre chose”, alors je peux t’ouvrir des portes.

Publié dans:pages |on 31 mai, 2006 |Pas de commentaires »

MELANIE MON DOULEUR

“Mélanie o Mélanie / Dépi toué la kit a moin / Po allé vec un comorien / Toué la fait perd’ a moin / Toute men moyen / Nous té qui y’aime / A nous très bien / Le soir po dormi / Nous té mitoyen / Mélanie mi dia toué revien / Ti ça fil un mauvais destin.

Pourtant mon caz, c’est un p’tit caz / Un p’tit caz recouver bardeau / Po mont’ la haut nana devant / Un grand l’allée coco / Tout’ la semaine, comme un p’tit reine / Un p’tit reine té oua toué partout / Quand moin té rent’ le soir toué / Té vien pandi si mon cou.

Mélanie o Mélanie / Shaq’fois mi a toué passé / Toué la vi pli zolie cafrin’ / Entre nous c’est fini oui c’est bien fini / Mi voudrai bien refé l’amour avectoué / Comm’avant nous té tout lé zour / Mais mi croi qué lé bien fini / Mélanie lé a son merci.

C’est de Narmine Ducap, chanté par René Lacaille, dans CD “ MYCOSE CREOLE “

Publié dans:archives, pages |on 28 mai, 2006 |Pas de commentaires »

T’AS FOUTU LE BORDEL …

T’as foutu le bordel dedans ma solitude
D’un sourire désarmant et de propos sérieux.
T’as foutu le bordel dedans mes hébétudes,
Donnant plus qu’espéré et ne promettant rien.
T’as foutu le bordel dans ma pensée errante.

Belle et ronde, lisse et claire, tu ne dis pas
Les mots que je demande, qui ne sont qu’idées d’actes.
Tu agis simplement, et puis tu interroges.
T’as foutu le bordel dans mes incohérences,
T’as tout foutu en l’air dans ma vie renoncée,
J’ai déjà renoncé à ce renoncement.

T’as foutu le bordel dans mon projet trop vague
En demandant de l’art en plus de mon travail.
Tu me fous le bordel en flattant mes “talents”
Qui ne sont qu’intuitions, liberté de penser.
T’as foutu le bordel en remettant en selle
Un bonhomme fatigué vautré en complaisances.
T’as foutu le bordel dans mes nuits solitaires
Et dormir contre toi, c’est quand même être un homme.

Mais j’aime ce foutoir pour y mettre de l’ordre,
Puisque tu reviendras jusqu’à ce bout du monde,
Et que j’irai vers toi en multiples projets.

Peut-être …

Publié dans:archives, pages |on 28 mai, 2006 |1 Commentaire »

LA MEMOIRE …

La mémoire, c’est comme les pull-overs : ça prend les mites, ça se déforme, ça se détricote et se retricote à volonté, ça déteint et ça se reteint, aux couleurs du temps qui passe …

J’ai connu des gens comme ça, qui ont une imagination redoutable, et qui vous feraient passer allègrement pour fou, au nom de leur mémoire qu’ils s’acharnent à affirmer infaillible. Leur « vérité » les met toujours en valeur, et ils ont toujours raison, avant, pendant et surtout … après !

Ce sont eux qui vous affirment, quand vous vous êtes fourvoyé, « qu’ils vous l’avaient bien dit … », mais qui ne vous avaient rien dit, jamais. Ou encore qui, face à une flagrante négligence, vous annoncent, le verbe haut « qu’ils allaient justement s’en occuper ! ». Comme par hasard, justement comme vous en parlez :
- Oh ! Quelle surprise : j’allais justement t’appeler ! Comme ça me fait plaisir que tu m’appelles … »
Forcément : la communication sera sur votre compte, alors qu’elle attend depuis un mois, et qu’on n’avait pas spécialement envie de vous avoir au téléphone.

C’est la façon de ne pas avoir à rougir d’aucun de ses actes, que d’arranger tout ça de telle manière qu’on ne peut pas avoir eu tort ou avoir à rougir de ses actes passés. Les évènements sont les mêmes, les ingrédients sont tous là, et ce ne sont que de minuscules variantes, « insignifiantes », qui font monter une sauce toute belle, irréprochable, juste épicée au goût du jour.

Ce genre de manière est absolument rédhibitoire désormais à mes yeux. J’en ai été victime, et, pire, cela m’a conduit à perdre le respect que j’éprouvais pour les personnes intéressées. Il n’y a rien de pire que de perdre le respect que l’on avait pour quelqu’un : moi, quand ça m’est arrivé, j’ai eu le sentiment de perdre une perdre une partie de moi-même, de me déjuger.

Tu sais, j’écris les Propos pour mettre ma mémoire en ordre. Je n’ai pas vécu comme un apôtre ou un saint. J’ai fait le mieux que j’ai pu. Je reconnais que je n’ai pas toujours été clair dans mes comportements, et que de grosses colères m’ont aveuglé. Mais j’ai assumé ces colères. Sauf une fois. C’était une belle colère bien légitime, puisqu’un de mes élèves m’avait insulté. Je lui ai mis la tête au milieu du front : un beau coup de boule. J’ai été mis en cause par le père : le gosse avait une rougeur à l’endroit de l’impact. Il était certain que si j’étais convaincu de violence, j’aurais des ennuis. Alors, j’ai menti. J’ai évité le conseil de discipline. Mais je reste seul face à ma conscience, et je ne suis p as fier : j’étais déjà un vieux con, avec quelques principes. Tant pis pour moi. Mais puisses-tu t’éviter des trucs comme ça.

Publié dans:pages |on 26 mai, 2006 |Pas de commentaires »

PARLER ET FAIRE.

Parler, dire des choses, c’est un truc qui n’est pas donné à chacun. Moi, je suis tombé dans la marmite, et je me rends compte que toutes mes paroles, et même mes écrits ne sont que pure vanité. Cela n’a servi qu’à séduire ou convaincre (mais pas toujours). Mais il ne reste rien derrière. Je suppose que c’est le sort de pas mal de profs … Je hais les profs pour ce qu’ils m’ont contraint de vivre et en fin de compte, de devenir : un vieux con. Jamais de démesure, jamais de grande vraie joie sainement paillarde, instinctive, animale : Tout passe par l’intellect, ses modes, ses lois. Pas question d’être naturel. Être prof, c’est « savoir ». Ou faire comme si. Un prof SAIT par définition. Je n’en ai connu que quelques rares qui étaient capables de reconnaître leurs limites. Être prof une idée définitive de tout. La science infuse. Que de conneries ai-je entendues– et dites – dans ce monde hors du monde !

Faire, c’est franchir les limites de l’imaginaire pour entrer dans l’espace du possible. C’est donner vie et réalité à un rêve. C’est aussi mettre ses capacités intellectuelles au service du bassement matériel. C’est répéter des gestes appris, c’est confectionner en appliquant des techniques (notions théoriques) à des matériaux à l’aide d’outils (aïe les doigts !) Faire est méprisé par nombre de profs qui mettent l’intellect au-dessus du matériel. Faire, c’est entrer dans le domaine des basses besognes. Mais si l’on mange par nécessité, on n’en méprise pas moins la souillon qui dirige la cantine. Seuls les grands chefs ont droit aux égards de langage. Et encore, quand on est prof, c’est parce que les moyens manquent pour goûter leur cuisine ; alors on rêve, on lit des journaux de critiques gastronomiques, et on fait de la colle avec les pâtes qu’on a oubliées sur la gazinière pendant qu’on s’élevait l’esprit dans ces saines lectures. Car la vraie culture, celle que j’appelle, moi, la cuculture, ça n’existe que dans les livres. L’expérience est bien trop vulgaire !

Et au bout du compte, on parle pour ne rien dire, et on dit ce qu’il aurait fallu faire … Après-coup. Et on s’étonne qu’il ne se passe pas grand-chose de bon, de beau, dans ce pays de plus en plus maussade.

Qu’est-ce qu’un pays dans lequel les enseignants parlent d’abord de ce qu’ils ignorent le mieux ? Et je vous le répète : je hais « les profs », parce que j’ai essayé de faire ce métier, avec sincérité. Décalé, pas dans ma génération, trop avide de vérité et d’absolu.

Je suis à la retraite maintenant. Pas aigri, ne croyez pas ! Seulement fort déçu d’avoir échoué dans mon projet, de n’avoir pas atteint, ni même approché, les objectifs que me proposaient des Instructions Officielles auxquelles j’ai cru, qui m’étaient apparues comme des projets de société. J’ai cru que mes confrères étaient portés par la même intention de construire une société meilleure. Mais ils se foutaient tellement des textes, que ma promotion, aidée de la précédente et des suivantes, ne laisse derrière elle que violence ou incompétence.

Je suis triste, ce soir.
Heureusement que ce n’est qu’un propos …

Publié dans:pages |on 22 mai, 2006 |Pas de commentaires »

COMMENT C’ETAIT, AVANT ?

-Comment c’était, avant ? C’est la question par laquelle tout à commencé dans ce que je n’appelle ni un livre, ni un roman, mais une suite de propos, en vrac, dans ma tête, comme ça vient, comme un Grand-Père raconte à ses Petits-Enfants.

Puisque j’ai commencé, il faut bien que je continue, et que j’essaye de raconter.

Alors je me propose un plan, que je suivrai ou non, à ma guise, parce que je fais comme je veux, après tout, puisque c’est moi qui ai le pouvoir de répondre aux questions des jeunes cons qui espèrent, après avoir lu ces pages, l’être un peu moins.

PLAN :

- Histoires (c’est commencé)
- Mes règles de vie en société,
- Collecte de propos divers.

Là, ça te va ?
Alors allons-y, ça va être vite fait !

RÈGLES DE VIE.

1°- Quand tu arrives quelque part,
Quand tu rencontres quelqu’un,
Quand tu entres dans un bistrot,
tu salues. Tu peux le dire de toutes sortes de façons, par exemple :
-Salut !
-Salut tout le monde !
-Bonjour !
-Bonjour Messieurs-Dames ! (mais assures-toi que les deux genres sont représentés)
-Shalom, Salam, Hi (là, tu prononces “aïe” comme si on t’avait marché sur le pied), …
Bref, si tu as un peu rencontré du monde, tu salues en fonction des gens que, forcément, tu vas déranger dans leurs occupations par ton intrusion, et que tu t’efforces de reconnaître à ton arrivée, et tu les salues selon leurs traditions. C’est important pour s’intégrer …

2°- Quand tu t’en vas,
Quand tu quittes quelqu’un,
tu salues :
-Salut !
-Allez, salut !
-Au revoir !
-Allez, bisous à tous !
-Ciao ! (prononcer “tchao”) etc. …

Il y a des convenances dans toutes les sociétés, et il est préférable de les respecter quand on veut rester en bons termes. Mais tu peux faire comme tu veux, après tout, je m’en fous !

3°- Quand tu as envie de quelque chose, par exemple à table, dans un café, à la maison, même avec tes potes ou ta copine,même à n’importe quel(le) inconnu(e) :
A- Tu désignes gentiment la personne, à qui tu t’adresses,
B- Tu dis ce que tu veux, et
C- Tu ajoutes “s’il te plaît” si c’est un familier, “s’il vous plaît” si c’est quelqu’un à qui tu pense qu’il faut lui marquer un peu de respect .
Exemples :
-Bonjour, Madame (si c’est une personne du sexe féminin évident ), je voudrais un paquet de Gauloises Légères, s’il vous plaît.
-Papa, passes-moi le sel, s’il te plaît.

(J’ai mis “Gauloises Légères” parce que c’est ce que je fume alors que je ne devrais pas, quant à “passes-moi le sel”, si c’est à moi que tu t’adresses, je vais te répondre : > car en effet, tu veux que je te donne la salière, évidemment, tu n’as pas envie d’une friction de sel de cuisine !

Publié dans:pages |on 12 mai, 2006 |Pas de commentaires »

Propos d’un vieux con

Sous ce titre, je vous invite à rencontrer mes réflexions, au fil des jours et des évènements qui me touchent – ou qui m’ont touchés un jour. Je ne me prétends ni écrivain, ni poète, je ne suis qu’un vieil homme qui cherche à transmettre se pensées sans aigreur, et les confronter avec les vôtres. Dans le prochain article, je vous ferai part du prologue et de la dédicace. Il y a longtemps que j’ai commencé à écrire ces « Propos ».
Car après avoir pensé éditer, je trouve que le net est bien plus interactif, et j’espère avoir des réactions.

Publié dans:humour |on 11 mai, 2006 |Pas de commentaires »

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